Ecologie, développement durable

Communiqués de presse

Travaux de génie écologique sur la tourbière du Canada à Gouesnou.

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Dans le cadre de sa politique en faveur des espaces naturels et de la biodiversité, Brest métropole mène des actions sur les zones humides et les cours d’eau de son territoire depuis une vingtaine d’années.

Le programme d’actions mis en oeuvre s’inscrit dans le cadre du Projet de Territoire du SAGE de l’Elorn (VMA - Volet Milieux Aquatiques 2016-2019). Il s’agit d’une démarche partenariale engagée avec l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne, le Conseil Départemental du Finistère et la Région Bretagne qui participent financièrement au projet.

En 2017, le programme d’actions de Brest métropole sera notamment consacré à la restauration de la Tourbière du Canada située sur la commune de Gouesnou.

 

Un élément majeur de la Trame Verte & Bleue de Brest métropole (cœur de biodiversité): 

La Tourbière du Canada est une vaste zone humide de 25 ha située au nord-ouest de la commune de Gouesnou. C’est un haut lieu de la biodiversité à l’échelle de la métropole et du Pays de Brest. On y retrouve une multitude d’écosystèmes qui forment une mosaïque de milieux naturels remarquables (tourbières, landes humides, prairies humides, cours d’eau, talus bocagers, boisements humides, mares temporaires…). Cet assemblage singulier d’écosystèmes dispose d’une grande valeur écologique. Cette tourbière est à la fois un réservoir de biodiversité et un corridor écologique pour la faune et la flore (ordinaire et remarquable). Parmi les 17 types d’habitats naturels identifiés sur ce site, certains présentent un intérêt au niveau Européen. C’est notamment le cas des landes humides, des prairies humides à molinie et des tourbières/bas marais tourbeux (cf. cartographie située en annexe) 

La faune et la flore qui peuplent ces lieux sont tout aussi remarquables. 130 espèces végétales ont été identifiées sur cet espace naturel. Parmi elles, on observe des espèces particulièrement rares comme la Drosera (petite plante carnivore - protégée au niveau national), l’Ossifrage (plante caractéristique des tourbières), le Comaret et le trèfle d’eau. 

A ce jour, les connaissances disponibles sur la faune présente au sein de cette zone humides sont partielles. La présence de certaines espèces remarquables et/ou protégées a tout de même été détectée (le lézard vivipare, la vipère péliade, le miroir (papillon), la salamandre tachetée, le triton palmé ou bien encore le bruant jaune (oiseau)…). 

Une biodiversité qui se dégrade et régresse au fil du temps : 

La diversité animale et végétale présente sur la tourbière du Canada est ponctuellement en cours de régression depuis plusieurs années. A ce jour, deux causes principales d’altération ont été identifiées en termes de biodiversité. 

- L’abandon des pratiques agro-pastorales 
  • L’abandon des activités de fauche/exportation et de pâturage sur ce site depuis les années 1950 a favorisé la disparition de nombreux milieux naturels ouverts (landes, prairies humides…). Ils se sont progressivement boisés provoquant ainsi la disparition de certaines espèces animales et végétales inféodées à ces milieux naturels remarquables. 
  • Le développement des espèces invasives
    La tourbière du Canada n’échappe pas à la problématique des espèces exotiques envahissantes. Des stations de laurier palme ont été identifiées sur le site. 

 

Des travaux 2017 en faveur de la biodiversité et des paysages : 

Les interventions de restauration programmées ne vont pas concerner la totalité du site, mais uniquement certains secteurs bien définis (entre 2 et 4 ha - cf. cartographie située en annexe). Favorables à la biodiversité, elles permettront également à la population de redécouvrir certains paysages disparus ou peu visibles depuis plusieurs décennies (site accessible depuis le chemin multi-usages de Brest métropole – Cf circuit N°2 « Au fil de la Penfeld »). 

La restauration partielle des habitats naturels remarquables (landes humides, prairies humides à molinie et tourbières/bas-marais tourbeux - entre 2 et 4 ha). Des opérations de débroussaillage, de gyrobroyage, d’abattage, de toilettage, de dessouchage, d’évacuation et de semis sont programmées pour favoriser le retour à des milieux naturels ouverts. 

La gestion des plantes invasives. Des opérations ponctuelles d’arrachage de laurier palme seront programmées dans les zones d’interventions et aux abords. 

Calendrier : 

Les travaux seront réalisés, suivis et coordonnés par la Direction de l’Ecologie Urbaine de Brest métropole. Ils seront mis en œuvre sur les saisons automnales et hivernales de l’année 2017 (janvier, février, mars, septembre, octobre, novembre, décembre).